Pelargonium sidoides DC.

Identité

Nom latin : Pelargonium sidoides DC.

Nom commun : Pélargonium du Cap

Origine

Le Pelargonium sidoides DC., est appelé Umckaloabo dans la langue traditionnelle zoulou, de umkhulane qui signifie « fièvre et toux » et ulhabo « douleur de poitrine ». Cette plante est issue de la famille des Geraniaceae, composée de 280 espèces sauvages du genre botanique Pélargonium1.

Cette plante endémique d’Afrique du Sud pousse sur des sols pauvres dans les chaînes de montages côtières, jusqu’à 2 300 mètres d’altitude. Elle a été découverte par des naturalistes européens à l’occasion de l’établissement de la colonie du Cap sur la route des épices au 17ème siècle.

1 Sanja Ćavar, Milka Maksimović. Antioxidant activity of essential oil and aqueous extract of Pelargonium graveolens L’Her. Food Control. 2012 ; Volume 23, Issue 1:263-267

Une plante aux vertus ancestrales

Pendant des siècles, les guérisseurs traditionnels des tribus d’Afrique du Sud utilisent des décoctions de Pelargonium sidoides DC. pour guérir de nombreuses infections des voies respiratoires.

Dans les années 1970, à l’Université de Munich, la pharmacienne Sabine Bladt met en lumière la composition biochimique et les modes d’actions du Pelargonium sidoides DC. grâce à des techniques ethnobotaniques, botaniques et chromatographiques comparatives2.

2 Bladt S, Wagner H. From the Zulu medicine to the European phytomedicine Umckaloabo. Phytomedicine. 2007;14 Suppl 6:2-4.

Caractéristiques

Le Pelargonium sidoides DC. est récolté après une culture de 3 ans au sein de fermes spécialisées. Ce qui garantit une teneur optimale en principes actifs. L’extrait qui en est tiré est standardisé et contrôlé, conformément aux Bonnes Pratiques de Fabrication. 

Cette plante a été traditionnellement utilisée pour le traitement symptomatique du rhume.
Le rhume se manifeste dans un premier temps par une altération de l’état général de la personne malade qui peut se sentir fatiguée, frissonner, avoir la tête lourde ou encore avoir des courbatures.

Les troubles au niveau de la gorge et du nez s’installent dans un second temps. Ils se caractérisent par une sécheresse, voire des brûlures au niveau des voies respiratoires, des démangeaisons du nez pouvant entrainer des éternuements et un larmoiement des yeux.

L’obstruction nasale qui apparait ensuite peut toucher une ou deux narines. L’écoulement nasal incolore qui survient alors conduit à se moucher fréquemment, ce qui peut irriter les orifices du nez et la lèvre supérieure. Après 2 à 3 jours, cet écoulement change d’aspect. Il devient plus épais et se colore en jaune ou vert avec parfois des traces sanguinolentes. Ces sécrétions se modifient à nouveau quelques jours plus tard : elles redeviennent moins épaisses, plus claires, puis diminuent en quantité et l’obstruction nasale disparait.
D’autres symptômes peuvent être associés à ces troubles : maux de tête, impression d’avoir les oreilles bouchées3

3 Witek TJ, Ramsey DL, Carr AN, Riker DK. 2015. The natural history of community-acquired common colds symptoms assessed over 4-years. Rhinology 2015; 53: 81-88.