Sauvegarde des abeilles Les différentes espèces d'abeilles et de pollinisateurs sauvages

Abeilles domestiques

On ne présente plus l’abeille domestique, Apis Mellifera, celle qui produit son miel dans les ruches installées par les hommes.

Mais bien qu’on la qualifie de « domestique », elle n’est en rien un animal « apprivoisable ». Il n’est pas rare que malgré les soins apportés par l’apiculteur, la reine accompagnée d’ouvrières, quittent la ruche, en particulier au printemps.

C’est ce que l’on appelle l’essaimage. Des essaims d’Apis Mellifera retournent ainsi à l’état naturel, s’installant au creux d’un tronc d’arbre pour y construire leurs rayons à miel, dans de vieux bâtiments, parfois même dans les cheminées de nos habitations.

Abeilles solitaires

Les abeilles sauvages regroupent une multitude d’espèces d’abeilles solitaires qui, ne produisant pas de miel, ne vivent pas en société organisée. En France, il existe un millier d’espèces différentes.

Les abeilles solitaires déposent au printemps leurs larves dans des tiges creuses de végétaux qu’elles rebouchent à l’argile. Celles-ci naîtront au printemps suivant. Pour se nourrir et alimenter leur progéniture, elles butinent le nectar et collectent le pollen qui s’accroche à leurs nombreux poils branchus.

Parmi elles, on peut reconnaître l’osmie cornue. Elle est trapue, présente un thorax ainsi qu’une tête noire, un abdomen poilu et roux. Elle possède deux petites cornes à l’avant de la tête qui lui servent à tasser le pollen dans les loges des larves. 
Elle adopte facilement les nichoirs à trous que l’on peut poser au jardin pour faciliter leur préservation.

L’abeille charpentière, quant à elle, est la plus grande des abeilles (25 à 30mm de long et 50mm d’envergure). De couleur noire et aux reflets violets, elle est facilement repérable par son vol très bruyant tout en étant dépourvue de toute agressivité. Elle creuse des galeries dans des bois morts pour y déposer ses œufs (d’où son nom).

Bourdons

Bourdons ou abeilles ?

Les bourdons sont reconnaissables eux aussi à… leur bourdonnement ! Et à leur aspect très duveteux. Ils vivent en colonies organisées et renouvelées chaque année. Ils peuvent s’installer dans la terre et du bois mort où ils creusent des galeries, mais également au milieu de grosses touffes d’herbes. Ils sécrètent comme l’abeille domestique de la cire pour construire les cellules de leurs larves. 

Il existe 35 espèces de bourdons en France métropolitaine. 



Le plus commun est le bourdon des champs à cul blanc, qui transporte sur ses pattes arrière, des grains de pollen très jaunes.

Le bourdon des pierres est plus roux à l’extrémité de son abdomen. Il se rencontre principalement au printemps sur les saules, pissenlits, trèfles et bleuets.

Abeilles des sols

Plus de 70 % des abeilles sauvages sont terricoles : elles nidifient dans les sols (chemins de terre, sols sableux, talus...).
L’eucère noircissante est reconnaissable à ses antennes plus longues que le corps (pour le mâle). Ses plantes préférées sont : la Vesce ainsi que les plantes appartenant à la famille des fabacées.

Abeilles-coucous

La stélis ponctuée fait partie des abeilles-coucous qui pondent leurs œufs dans les cellules de nidification des abeilles solitaires. Son corps noir est segmenté de rayures claires.
Le psithyre des prés, à l’abdomen noir et cuirassé, est lui aussi un bourdon parasite qui s’introduit dans la colonie de son hôte.
Ces espèces ne possèdent pas de poils à pollen, n’ayant pas besoin de s’occuper du nourrissage des petits qui consommeront les réserves stockées par l’abeille hôte.


Syrphes

Les syrphes font partie de la famille des mouches. Elles ne possèdent que 2 ailes et des antennes très courtes. Pour les reconnaître, remarquez leur vol stationnaire typique ainsi que leurs yeux très volumineux. Leur abdomen est ceinturé de bandes noires. Ce sont de très bons auxiliaires au jardin car leurs larves se nourrissent de pucerons.




Guêpes

Elles n’ont pas très bonne réputation, mais saviez-vous que les guêpes comptent également parmi les pollinisateurs sauvages ? On distingue les guêpes des abeilles par leur couleur et également en regardant leurs ailes au repos : alors que les abeilles croisent leurs 4 ailes recouvrant ainsi leur dos, les guêpes les replient dans le sens de la longueur et les maintiennent de chaque côté du corps.

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