Sauvegarde des abeilles Les enjeux de la disparition des abeilles 

Impact sur notre sécurité alimentaire

La majorité de notre nourriture est issue directement ou indirectement de la pollinisation c’est-à-dire de la fécondation des fleurs produisant légumes, fruits et semences. Dans le monde, 170 000 espèces de plantes à fleurs différentes dépendent pour leur pollinisation, des abeilles. Parmi ces plantes, plus de 40 000 auraient le plus grand mal à se reproduire sans elles. En Europe, 84% des plantes cultivées se reproduisent grâce aux abeilles soit plus de 35% des ressources alimentaires mondiales ! (Données Ministère de la Transition écologique et solidaire).

Les abeilles domestiques, en butinant, jouent un rôle primordial dans ce processus. Mais à elles seules, elles ne peuvent accomplir cette tâche : les autres insectes pollinisateurs (abeilles sauvages, bourdons, papillons…) sont tout aussi importants. Une étude internationale de 2013 a démontré qu’un écosystème pollinisé par une très grande variété d’insectes différents présente plus d’espèces de plantes ressemées. Avec le déclin des différentes abeilles, c’est donc notre sécurité alimentaire qui est en danger.

Impact économique

Dans certaines zones de la Chine du Nord, où les abeilles ont totalement disparu, ce sont les hommes qui doivent accomplir le travail de pollinisation, de façon manuelle.

Des économistes ont chiffré le coût de la main d’œuvre nécessaire à ces tâches, au niveau mondial, s’ils disparaissent tous: 180 milliards d’euros par an !

La filière apicole menacée

Le maintien en vie des colonies impacte fortement l’activité apicole tant sur le plan du travail (suivi constant, soins, nourrissage) que sur le plan financier (remplacement des colonies perdues, perte de productivité en miel). Il implique des compétences techniques et des connaissances scientifiques accrues, en perpétuelle évolution.

L’apiculture traditionnelle locale disparait conjointement avec la polyculture. Le nombre d’apiculteurs professionnels a fortement chuté, et peu d’agriculteurs maintiennent encore une activité apicole complémentaire. 

L'état de la filière apicole française est donc désastreux : en 2012, par rapport à 2004, le nombre d'apiculteurs a baissé de 40 %, selon l'Audit économique de la filière apicole française commandité en 2011 par FranceAgriMer. 

La production est en chute. En France, en 10 ans, le nombre de ruches a baissé de 40%. Depuis 1995, la production est passée de 35 000 tonnes à moins de 10 000 tonnes en 2014, la pire année, soit 70% de production en moins. Actuellement la production est remontée à 17 000 tonnes, la grande majorité du miel consommé en France restant donc importée (32 000 tonnes en 2016).

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